Présentation du transport par câble par Pierre Jaussaud,
organisée par le groupe de réflexion "cap qualité de vie durable", devenu l'Associaiton "Cap Qualité de Vie 38"
Le
câble au service de l'intermodalité1
UN PROJET
POUR GRENOBLE
Introduction
Le
transport par câble urbain, plus connu aujourd'hui sous le nom de
tramway aérien effectue actuellement une percée remarquée dans les
esprits. C'est à la fois un moyen de transport sur, moins cher en
investissement comme en exploitation que ses concurrents (bus, tram),
et plus écologique. C'est en outre un mode de déplacement ludique
qui est largement utilisé dans les sites touristiques du monde
entier. La Loi de Grenelle I nous fait aujourd'hui obligation de le
mettre en compétition avec les autres modes. Nos voisins Suisses
l'ont compris de puis longtemps: ils disposent de 308 installations
de transport par câble pleinement intégrées dans leur réseau de
transports publics.
Avant
d'être un agréable jouet, c'est d'abord un moyen de transport très
modulable, très confortable et très sur. Et comme tout moyen de
transport, sa mise en place requiert de répondre à quelques
questions, dont la réponse confirmera ou infirmera sa pertinence
dans un contexte donné.
Le
but de ce bref document est de lister les points auxquels la plus
grande attention doit être portée, sauf à faire d'un choix -quel
qu'il soit- un fiasco. Ce document est destiné à tous: que les
spécialistes chevronnés du transport qui le liront me pardonnent de
leur livrer quelques évidences, qui n'en sont pas pour ceux qui
abordent le domaine des transports pour la première fois.
LES SIX
QUESTIONS FONDAMENTALES POUR GUIDER LES CHOIX
La
loi de Grenelle I a acté qu’il y a urgence à modifier nos
comportements. Cela ne sera possible sans choc social que si nous
réorientons nos investissements. Le transport est, avec l’habitat
l’un des principaux domaines sur lesquels une action peut et doit
être entreprise. Dans ce domaine, avant toute décision, on doit
répondre à 6 questions:
-Comment faire beaucoup si on choisit la solution la plus chère?
Le tram aérien est, à capacité et vitesse égales ou supérieures, 4 fois moins cher que le tram au sol
-Comment faire vite si on choisit la solution la plus longue à implanter?
10km de lignes peuvent être implantés en moins d’un an, contre 4 ans pour le tram au sol
-L’électricité va se généraliser comme énergie de base dans les années à venir. Comment limiter le nombre de centrales électriques à construire sinon en choisissant la solution la moins gourmande en énergie?
Le tram aérien consomme en moyenne 4 fois moins d’énergie par passager transporté et par km que le tram au sol. En outre sa consommation a vide est encore plus faible.
-Comment faire diminuer le coût social des accidents si on généralise la solution la plus accidentogène ?
Selon une statistique du STRM-TG: on recense 27 fois plus d'accidents corporels avec le tram au sol qu'avec les télécabines (en France).
-Comment faire diminuer les allergies si on choisit une solution qui brasse les poussières déposées au sol?
Tous les véhicules au sol émettent des poussières (moteur, freinage, embrayage etc...). Les véhicules qui suivent les véhicules émetteurs (et qui sont eux-mêmes émetteurs) maintiennent les poussières émises en l’air. C’est une des principales raisons de l’augmentation régulière et sensible des allergies pulmonaires et cutanées. Le tram aérien ne pose pas ce problème.
-Comment améliorer l’attractivité des transports publics?
-Aujourd’hui, sauf en région parisienne, les transports public peinent à assurer plus de 18% des déplacements. Selon une étude faite par le bureau Suedois WSP (N° 10 mondial dans la spécialité), le tram aérien est susceptible de multiplier ce rapport par 2.8
La suite de ce document va nous montrer que le tram aérien est aujourd’hui le mode de transport qui répond le mieux à nos préoccupations actuelles. Ses caractéristiques sont intrinsèques à sa conception, et ses avantages sont là pour longtemps. Au regard de ces avantages, ses inconvénients, que nous discuterons, sont plus que limités.
-Comment faire beaucoup si on choisit la solution la plus chère?
Le tram aérien est, à capacité et vitesse égales ou supérieures, 4 fois moins cher que le tram au sol
-Comment faire vite si on choisit la solution la plus longue à implanter?
10km de lignes peuvent être implantés en moins d’un an, contre 4 ans pour le tram au sol
-L’électricité va se généraliser comme énergie de base dans les années à venir. Comment limiter le nombre de centrales électriques à construire sinon en choisissant la solution la moins gourmande en énergie?
Le tram aérien consomme en moyenne 4 fois moins d’énergie par passager transporté et par km que le tram au sol. En outre sa consommation a vide est encore plus faible.
-Comment faire diminuer le coût social des accidents si on généralise la solution la plus accidentogène ?
Selon une statistique du STRM-TG: on recense 27 fois plus d'accidents corporels avec le tram au sol qu'avec les télécabines (en France).
-Comment faire diminuer les allergies si on choisit une solution qui brasse les poussières déposées au sol?
Tous les véhicules au sol émettent des poussières (moteur, freinage, embrayage etc...). Les véhicules qui suivent les véhicules émetteurs (et qui sont eux-mêmes émetteurs) maintiennent les poussières émises en l’air. C’est une des principales raisons de l’augmentation régulière et sensible des allergies pulmonaires et cutanées. Le tram aérien ne pose pas ce problème.
-Comment améliorer l’attractivité des transports publics?
-Aujourd’hui, sauf en région parisienne, les transports public peinent à assurer plus de 18% des déplacements. Selon une étude faite par le bureau Suedois WSP (N° 10 mondial dans la spécialité), le tram aérien est susceptible de multiplier ce rapport par 2.8
La suite de ce document va nous montrer que le tram aérien est aujourd’hui le mode de transport qui répond le mieux à nos préoccupations actuelles. Ses caractéristiques sont intrinsèques à sa conception, et ses avantages sont là pour longtemps. Au regard de ces avantages, ses inconvénients, que nous discuterons, sont plus que limités.
LES
PRE-REQUIS D'UN CHOIX DE TRANSPORT
- Qui ou que veut-on transporter (piétons, cyclistes, touristes, messagerie)?
- Y a-t-il une complémentarité possible entre plusieurs clientèles, ou bien se présenteront-elles toutes en même temps? (Lycée, commerces, équipements sportifs, zone industrielle, touristes....
- Est-ce que cela doit être un mode de transport permanent (et combien d'heures par jour?, combien de jours/an)
- Existe-t-il un réseau local de transport (bus, tram, train, voie verte) et quelle intégration envisage-t-on dans ce réseau (billetterie, correspondances, complémentarité inter-modale)
- Quel est le débit nécessaire aujourd'hui? Sera-t-il suffisant dans 20 ans, durée de vie moyenne d'une installation (la TC de Grenoble a 30 ans et elle suffit encore, la TC Brides les Bains Méribel aura 20 ans et elle ne peut plus répondre à la demande de pointe depuis quelques années)
- Quel temps de transport maximum accepte-t-on?
- Quelles sont les capacités de financement de la collectivité?
- Comment envisage-t-on la gestion de l'installation (PPP, concession, régie..)
- Combien d'entreprises seront assujetties à la taxe versement transport?
LES ACTEURS
LOCAUX
-Conseils
Généraux, Communauté d'Agglomération, de Commune, et communes
-Associations,
qu'il faut préparer à la décision. Celles qui seront à priori
hostiles, celles dont on peut espérer le soutien
-Les
commerçants, les entreprises (qui paient la taxe Versement
Transport)
-Les
élus locaux réputés favorables, et ceux réputés hostiles
-Quel
est le mode de management des relations élus-population-association
LA
PREPARATION DES ESPRITS
On
n'a peur que de ce que l'on ne connait pas. Une large campagne
d'information et de communication sur ce qu'est la réalité du tram
aérien devra préparer les esprits: réunions publiques avec
conférence sur le transport choisi, réunions « Tupperware »
chez quelques habitants, bulletins municipaux, visite de quelques
sites pour les représentants des élus, des techniciens et des
associations. Plusieurs projets de tram aérien ont capoté parce que
cette étape avait été négligée (à Issy les Moulineaux par
exemple)
LES MESURES
D 'ACCOMPAGNEMENT
On
n'insiste jamais assez sur la nécessaire intégration d'un moyen de
transport dans la chaine des transports quotidiens. Cette
intégration, outre le choix du mode, de son itinéraire etc... passe
aussi par les mesures d'accompagnement: tout- et même plus!- doit
être fait pour simplifier la vie de la clientèle, et faire du
transport public une alternative crédible et agréable à
l'automobile. Pour cela, les mesures d'accompagnement sont
primordiales. Pour ne citer que les plus significatives:
- Parc relai automobile près des gares hors centre ville
- Parc à vélos sécurisés
- Intégration des correspondances
- Information clientèle
- Sécurisation des transports par vidéo
- Billeterie intégrée tous modes
- La nécessaire participation des exploitants de bus qui verront leurs missions modifiées. Pour répondre à la demande des collectivités, ils se sont lourdement équipés et donc endettés. Peut-on raisonnablement les mettre à genoux?
L'URGENCE DE
L'ACTION
La
loi de Grenelle I le dit: il y a urgence à agir. Pour permettre de
mesurer cette urgence, considérons ce que la liaison Grenoble
Plateau du Vercors représente au quotidien.
Les
distances parcourues ne prétendent pas à la précision au % près.
Elles sont néanmoins de l'ordre de grandeur de la réalité. Les
coûts sont calculés sur la base d'une cylindrée moyenne pour
l'automobile (8-9CV), et sur la base des données du Conseil Général
de l'Isère qui exploite le réseau de bus TRANSISERE le réseau de
transport de Grenoble (7€/km).
UNE
ALTERNATIVE EFFICACE ET DOUCE
Pour
donner un exemple de ce qu'il est possible de faire avec le prix
d'une ligne de tram de 10km, annoncée à Grenoble pour plus de 300M€
HT, nous avons imaginé ce que serait, pour un investissement du même
ordre, les projets réalisables autour de Grenoble
TABLEAU I
La liaison Grenoble Vercors est
à l'origine d'un parcours de 522500km, soit plus de 13 fois le tour
de la Terre chaque jour. Le tout accompagné par la bagatelle de 106
Tonnes de CO2 chaque jour!
Et
une telle situation se répète chaque jour pour chacune des 4
entrées importantes de Grenoble! L'urgence à traiter ces dessertes
en modes doux est donc criante.
L'APPORT DU
TRAM AERIEN
Cet
apport est très net en termes de couts d'investissement, de
fonctionnement, de consommation d'énergie, de confort des usagers,
de rapidité de transport et de pollution aérienne. Chacun de ces
arguments trouve une justification très simple.
Pour
le coût d'investissement, la superstructure du tram aérien
nécessite peu de travaux pour sa mise en place: 4m² au sol pour un
pylône et 200m² pour une gare intermédiaire. Et on n'a pas besoin
de déplacer toutes les canalisations souterraines sur des
kilomètres. Pas besoin non plus d'ateliers volumineux et couteux
pour l'entretien.
Pour
la consommation: contrairement a tous les autres modes motorisé, il
y a un seul moteur, commun à tous les véhicules, et ce moteur reste
fixe en gare. Il en va de même pour la boite de vitesse et divers
autres composants des véhicules motorisés. Il en résulte un
rapport masse transportée utile sur masse totale transportée est
très favorable au tram aérien. De plus, le tram aérien est en site
propre intégral, et on peut se permettre de minimiser les
frottements sur les pylônes.
Pour
ce qui est du confort des utilisateurs, la proportion de passagers
assis est de 100% jusqu'aux cabines de 8 places et dans les plus
grosses cabines, on a 20 passagers assis pour 10 debout: exactement
la proportion inverse du tram au sol.
Complètement
insensible aux encombrements urbains et aux risque d'accidents avec
d'autres usagers de la rue, le câble est globalement plus rapide que
les autres modes de transport.
Pour
ce qui est de la pollution, le tram aérien n'émet aucune particule,
et surtout ne brasse pas les poussières laissées au sol par le
trafic motorisé urbain.
Le
tableau II ci-dessous résume quelques unes des caractéristiques des
divers modes motorisés.
Tableau 2: comparaison
modale
On
y trouve une notion très à la mode aujourd'hui: l'efficacité
énergétique.
On la définit souvent par la consommation d'un mode de transport. Un
physicien ne peut accepter cette définition: quoi de commun, pour
une même voiture, entre la consommation d'une conduite sportive et
la consommation d'une conduite calme? On voit donc qu'il est
nécessaire de donner une définition indépendante de facteurs
humains, forcément variables, et de se concentrer sur le mode de
transport lui-même. Si on revient aux fondamentaux de la
consommation, on y trouve deux facteurs: la masse totale en
mouvement, et les frottements. Mais là encore quoi de commun entre
un 4X4 avec une seule personne et une fiat 500 avec une seule
personne? Le facteur de masse important à considérer est en réalité
le rapport entre la masse transportée et la masse totale mise en
mouvement.
Pour
ce qui est des frottements, là encore la situation mérite quelques
précautions. La consommation d'un véhicule électrique dépend du
rendement électrique des moteurs, et de frottements de roulement.
Pour un véhicule à moteur à explosion, il y a également une
énergie perdue dans l'aspiration et la compression des gaz dans les
cylindre. La vitesse de la voiture dépend de la vitesse de rotation
du moteur et du rapport de boite de vitesse: rouler à 40km/h en 1°
est plus couteux en énergie qu'en seconde. On doit prendre ce
facteur en compte dans les frottements subis par une automobile en
marche. C'est à partir de ces considérations que nous avons établi
l'efficacité énergétique d'une automobile en trajet urbain.
Si
maintenant on souhaite faire une comparaison entre une ligne de tram
aérien et une ligne de tram classique de même longueur, on se
reporte au tableau ci-dessous. La partie la plus chère d'un tram
aérien est située dans les gares. Il est donc nécessaire de faire
une comparaison sur les mêmes bases. On met en moyenne un arrêt de
tram au sol tous les 600m. C'est donc cette distance que nous avons
également adoptée pour le tram aérien. (Tableau III)
TABLEAU
3
Partant
de ces données et des calculs de ligne aimablement fournis par la
société EFCABLES, nous avons examiné ce que l'on pourrait faire
autour de Grenoble avec le tram aérien pour environ le même coût
qu'avec la ligne de tram sol ci-dessus. La figure présentée
ci-dessous montre 5 lignes de transport par câble autour de
Grenoble, et le tableau 4 donne les coûts d'investissement du tram
aérien et compare ses coûts de fonctionnement avec ceux des autres
modes de transport collectif.
1Le
Chaînon Manquant: Le Transport par câble, Association Loi 1901
179
Serviantin, 38330-BIVIERS, Tel : 0476524672 / 0681475967 site
internet: telepherix.free.fr
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