mardi 19 février 2013

les déplacements...question de langage...

Les déplacements,une question de langage :

ATTRACTIVITE d'un teritoire :
Un territoire attractif est un territoire ACCESSIBLE...
Les bouchons endémiques de l'agglomération grenobloise sont l'illustration d'un futur compromis.

PDU : Plan de Déplacements Urbains à l'horizon 2030. Il est sensé prendre en compte TOUS les modes de déplacements... En cours d'élaboration...Le précédent a été annulé...Rien de nouveau au 2ème Forum du PDU le 7.12.2012...si ce n'est que l'on veut nous rendre les bouchons acceptables...un bureau d'études a été missionné...

EMD : Enquête Ménages Déplacements : photographie des déplacements des habitants dans une agglomération. L'EMD 2010 de l'agglomération grenobloise a livré ses résultats le 21 sseptembre 2011. Les grands projets "structurants de l'agglomération" étaient déjà lancés...Ligne E de tram, notamment. Si l'on regarde les résultats de l'EMD, on se rend compte quele tracé de la ligne E ne correspond pas aux flux de déplacements de la polarité Nord-Ouest ! Les problèmes de déplacements à résoudre apparaissent entre la Cluses de Voreppe et Grenoble et non entre le Fontanil et Grenoble. Les flux de déplacements n'ont pas été pris en compte...dommage d'avoir chargé un bureau d'études pour faire réaliser cette enquête (1 800 000 euros) et de ne pas tenir compte des résultats.

TC : Transports en Commun, tram et bus

BHNS : Bus à Haut Niveau de Service. Voies prioritaires pour les bus.

SITE PROPRE : voie réservée exclusivement aux bus. "Propre" étant en opposition aux déplacements auto

CONTRAINTE : ce que nous impose le SMTC et la METRO depuis des années et qui aboutit à des bouchons colossaux (personne n'a oublié ceux du 11.11.2010...24 km cumulés entre l'A480, A48 et la Rocade Sud). Contrainte par la réalisation de lignes de tram avec des trottoirs rendus volontairement infranchissables...l'Avenue Maréchal Randon sur laquelle cohabitent tram et auto fonctionne bien, cependant...Cette idéologie de contrainte a pour but de nous faire utiliser les transports en commun...Avons-nous le choix de notre mode de déplacements ?

DEPLACEMENTS MULTIMODAUX : déplacements qui combinent divers modes (auto, train, tram, bus, vélo, marche). La desserte train/TER aurait mérité d'être traitée prioritairement (optimisation de l'existant).

COVOITURAGE : Une grande campagne de communication inutile... Cela se pratique depuis fort longtemps entre salariés d'une même entreprise...

 LE CARREFOUR DU RONDEAU : Un carrefour qui fonctionnait mais qui a été réaménagé il y a quelques années créant d'importants bouchons. Aujourd'hui son réaménagement devient indispensable...et pour cause...suite au déclassement de l'A48 entre St Egrève et la Porte de France, à la réalisation de la ligne E de tram et à l'basnec d'un vrai contournement de Grenoble, la seule voie de contournement est la Rocade Sud. Surchargée, encombrée, saturée !

APAISEMENT DE LA CIRCULATION :ce sont des limitations de vitesse : 70 km/h sur la Rocade Sud...seule voie de contournement...

RESTRICTIONS D'ACCES AUTOMOBILE : zones 50 et 30 km/h. Mise en place d'une ZAPA (zone à trafic limité à certains véhicules/les plus anicens). La ville centre (Grenoble) ne veut plus de voitures...veut-elle toujours des commerces ?

ZAPA : Zone d'Actions Prioritaires pour l'Air. Nous devons diminuer les pollutions par les particules fines (PM10)...Dommage que le SMTC ait fait l'acquisition, (en 2011) de 38 bus diesel et de 2 bus hybrides. Les bus ne doivent-ils pas participer à l'amélioration de à la qualité de l'air et à la diminution de la pollution ? La mise en place d'une ZAPA à Grenoble va interdire l'accès de certains véhicules (auto). Associé à cette ZAPA, se profile la mise en place d'un péage urbain...qui permettra au SMTC de financer les TC. Sur le modèles des péages urbains de Londres, Stockholm, etc.. Grenoble est-elle de taille équivalente à ces capitales ?

ECHELLE : Problème d'échelle des territoires dans les études de déplacements : une enquête (EMD) sur l'agglomération sans tenir compte du SCOT, ni des teritoires voisins, ni du Sillon Alpin.
S'agit-il de la ville de Grenoble, du périmètre METRO (28 communes), du périmètre de la Région Urbaine de Grenoble,de la DTA Alpes du Nord, de la place de Grenoble dans le sillon alpin ? Les études portent sur trop de périmètres différents et restrictifs.

DES REFERENCES A L'AGGLOMERATION BORDELAISE :
L'agglomération grenobloise fait souvent référence à Bordeaux...Bordeaux a optimisé tous les modes de transports (fluvial, ferroviaire et automobiles/ contournement, parkings en entrée de ville, etc..).
C'est loin de la politique de Grenoble...

DENSIFICATION : en opposition à l'étalement urbain. Il est bien connu que le rêve français est de vivre dans des tours ! Travailler, Vivre et Habiter sur un même lieu : mobilité du travail ? Changements de vies (séparations, divorces) ? La densification va nous rendre la ville DESIRABLE...des tours, des espaces verts, des commerces...Quelle vie dans ces nouveaux quartiers ?

STATIONNEMENT : Les nouveaux projets d'urbanisation suppriment des centaines de places de stationnements...les nouvelles constructions n'accueilleront qu'une place de stationnement pour 10 logements...Courage !!

PARKINGS RELAIS : situés en entrée de ville...le Parking Relais de la Carronnerie n'est même pas desservi ! Seulement les soirs de matchs...

Nous ne sommes pas au bout de nos peines...la congestion va s'aggraver, l'agglomération a perdu et va encore perdre de son attractivité. Dans un territoire enclavé il y a une dégradation de la qualité du service rendu aux usagers et une perte d'quité territoriale face aux besoins de mobilité des individus dans une perspective d'aménagement durable du territoire.

POLLUTION : Alors que la mobilité totale diminue, que les déplacements auto ont baissé, que les constructeurs automobiles sont soumis à des normes contraignantes, que les véhicules sont moins gourmands en énergie, la pollution ne baisse pas... L'augmentation des bouchons participe à l'augmentation de la pollution...
Dans les déplacements auto sont compris les bus...diesel (!). Pourrait-on faire une étude comparative sur la part des TC dans la pollution et émissions de particules et celle des automobiles ?? Pourrait-on connaître la part du chauffage collectif à bois ??

ALLERGIES :" l'agglo c'est pas beau à voir d'en haut" : que voit-on ? Des cheminées de chauffage collectif, des brûlages de cables, les particules fines provenant de pays d'Europe du Nord, etc..
La pollution ne connaît pas les frontières...mais on ne nous en parle jamais !

De même que l'on ne parle jamis des liens entre alimentation et allergies...






samedi 16 février 2013

Le câble au service de l'intermodalité


Présentation du transport par câble par Pierre Jaussaud,

 organisée par le groupe de réflexion "cap qualité de vie durable", devenu l'Associaiton "Cap Qualité de Vie 38"


Le câble au service de l'intermodalité1



UN PROJET POUR GRENOBLE


Introduction

Le transport par câble urbain, plus connu aujourd'hui sous le nom de tramway aérien effectue actuellement une percée remarquée dans les esprits. C'est à la fois un moyen de transport sur, moins cher en investissement comme en exploitation que ses concurrents (bus, tram), et plus écologique. C'est en outre un mode de déplacement ludique qui est largement utilisé dans les sites touristiques du monde entier. La Loi de Grenelle I nous fait aujourd'hui obligation de le mettre en compétition avec les autres modes. Nos voisins Suisses l'ont compris de puis longtemps: ils disposent de 308 installations de transport par câble pleinement intégrées dans leur réseau de transports publics.

Avant d'être un agréable jouet, c'est d'abord un moyen de transport très modulable, très confortable et très sur. Et comme tout moyen de transport, sa mise en place requiert de répondre à quelques questions, dont la réponse confirmera ou infirmera sa pertinence dans un contexte donné.

Le but de ce bref document est de lister les points auxquels la plus grande attention doit être portée, sauf à faire d'un choix -quel qu'il soit- un fiasco. Ce document est destiné à tous: que les spécialistes chevronnés du transport qui le liront me pardonnent de leur livrer quelques évidences, qui n'en sont pas pour ceux qui abordent le domaine des transports pour la première fois.



LES SIX QUESTIONS FONDAMENTALES POUR GUIDER LES CHOIX

La loi de Grenelle I a acté qu’il y a urgence à modifier nos comportements. Cela ne sera possible sans choc social que si nous réorientons nos investissements. Le transport est, avec l’habitat l’un des principaux domaines sur lesquels une action peut et doit être entreprise. Dans ce domaine, avant toute décision, on doit répondre à 6 questions:
-Comment faire beaucoup si on choisit la solution la plus chère?
Le tram aérien est, à capacité et vitesse égales ou supérieures, 4 fois moins cher que le tram au sol
-Comment faire vite si on choisit la solution la plus longue à implanter?
10km de lignes peuvent être implantés en moins d’un an, contre 4 ans pour le tram au sol
-L’électricité va se généraliser comme énergie de base dans les années à venir. Comment limiter le nombre de centrales électriques à construire sinon en choisissant la solution la moins gourmande en énergie?
Le tram aérien consomme en moyenne 4 fois moins d’énergie par passager transporté et par km que le tram au sol. En outre sa consommation a vide est encore plus faible.
-Comment faire diminuer le coût social des accidents si on généralise la solution la plus accidentogène ?
Selon une statistique du  STRM-TG: on recense 27 fois plus d'accidents corporels avec le tram au sol qu'avec les télécabines (en France).
-Comment faire diminuer les allergies si on choisit une solution qui brasse les poussières déposées au sol?
Tous les véhicules au sol émettent des poussières (moteur, freinage, embrayage etc...). Les véhicules qui suivent les véhicules émetteurs (et qui sont eux-mêmes émetteurs) maintiennent les poussières émises en l’air. C’est une des principales raisons de l’augmentation régulière et sensible des allergies pulmonaires et cutanées. Le tram aérien ne pose pas ce problème.
-Comment améliorer l’attractivité des transports publics?
-Aujourd’hui, sauf en région parisienne, les transports public  peinent à assurer plus de 18% des déplacements. Selon une étude faite par le bureau Suedois WSP (N° 10 mondial dans la spécialité), le tram aérien est susceptible de multiplier ce rapport par 2.8

La suite de ce document va nous montrer que le tram aérien est aujourd’hui le mode de transport qui répond le mieux à nos préoccupations actuelles. Ses caractéristiques sont intrinsèques à sa conception, et ses avantages sont là pour longtemps. Au regard de ces avantages, ses inconvénients, que nous discuterons, sont plus que limités.



LES PRE-REQUIS D'UN CHOIX DE TRANSPORT

  • Qui ou que veut-on transporter (piétons, cyclistes, touristes, messagerie)?
  • Y a-t-il une complémentarité possible entre plusieurs clientèles, ou bien se présenteront-elles toutes en même temps? (Lycée, commerces, équipements sportifs, zone industrielle, touristes....
  • Est-ce que cela doit être un mode de transport permanent (et combien d'heures par jour?, combien de jours/an)
  • Existe-t-il un réseau local de transport (bus, tram, train, voie verte) et quelle intégration envisage-t-on dans ce réseau (billetterie, correspondances, complémentarité inter-modale)
  • Quel est le débit nécessaire aujourd'hui? Sera-t-il suffisant dans 20 ans, durée de vie moyenne d'une installation (la TC de Grenoble a 30 ans et elle suffit encore, la TC Brides les Bains Méribel aura 20 ans et elle ne peut plus répondre à la demande de pointe depuis quelques années)
  • Quel temps de transport maximum accepte-t-on?
  • Quelles sont les capacités de financement de la collectivité?
  • Comment envisage-t-on la gestion de l'installation (PPP, concession, régie..)
  • Combien d'entreprises seront assujetties à la taxe versement transport?



LES ACTEURS LOCAUX

-Conseils Généraux, Communauté d'Agglomération, de Commune, et communes

-Associations, qu'il faut préparer à la décision. Celles qui seront à priori hostiles, celles dont on peut espérer le soutien

-Les commerçants, les entreprises (qui paient la taxe Versement Transport)

-Les élus locaux réputés favorables, et ceux réputés hostiles

-Quel est le mode de management des relations élus-population-association



LA PREPARATION DES ESPRITS

On n'a peur que de ce que l'on ne connait pas. Une large campagne d'information et de communication sur ce qu'est la réalité du tram aérien devra préparer les esprits: réunions publiques avec conférence sur le transport choisi, réunions « Tupperware » chez quelques habitants, bulletins municipaux, visite de quelques sites pour les représentants des élus, des techniciens et des associations. Plusieurs projets de tram aérien ont capoté parce que cette étape avait été négligée (à Issy les Moulineaux par exemple)



LES MESURES D 'ACCOMPAGNEMENT

On n'insiste jamais assez sur la nécessaire intégration d'un moyen de transport dans la chaine des transports quotidiens. Cette intégration, outre le choix du mode, de son itinéraire etc... passe aussi par les mesures d'accompagnement: tout- et même plus!- doit être fait pour simplifier la vie de la clientèle, et faire du transport public une alternative crédible et agréable à l'automobile. Pour cela, les mesures d'accompagnement sont primordiales. Pour ne citer que les plus significatives:

  • Parc relai automobile près des gares hors centre ville
  • Parc à vélos sécurisés
  • Intégration des correspondances
  • Information clientèle
  • Sécurisation des transports par vidéo
  • Billeterie intégrée tous modes
  • La nécessaire participation des exploitants de bus qui verront leurs missions modifiées. Pour répondre à la demande des collectivités, ils se sont lourdement équipés et donc endettés. Peut-on raisonnablement les mettre à genoux?



L'URGENCE DE L'ACTION

La loi de Grenelle I le dit: il y a urgence à agir. Pour permettre de mesurer cette urgence, considérons ce que la liaison Grenoble Plateau du Vercors représente au quotidien.

Les distances parcourues ne prétendent pas à la précision au % près. Elles sont néanmoins de l'ordre de grandeur de la réalité. Les coûts sont calculés sur la base d'une cylindrée moyenne pour l'automobile (8-9CV), et sur la base des données du Conseil Général de l'Isère qui exploite le réseau de bus TRANSISERE le réseau de transport de Grenoble (7€/km).


UNE ALTERNATIVE EFFICACE ET DOUCE

Pour donner un exemple de ce qu'il est possible de faire avec le prix d'une ligne de tram de 10km, annoncée à Grenoble pour plus de 300M€ HT, nous avons imaginé ce que serait, pour un investissement du même ordre, les projets réalisables autour de Grenoble




TABLEAU I

La liaison Grenoble Vercors est à l'origine d'un parcours de 522500km, soit plus de 13 fois le tour de la Terre chaque jour. Le tout accompagné par la bagatelle de 106 Tonnes de CO2 chaque jour!

Et une telle situation se répète chaque jour pour chacune des 4 entrées importantes de Grenoble! L'urgence à traiter ces dessertes en modes doux est donc criante.


L'APPORT DU TRAM AERIEN

Cet apport est très net en termes de couts d'investissement, de fonctionnement, de consommation d'énergie, de confort des usagers, de rapidité de transport et de pollution aérienne. Chacun de ces arguments trouve une justification très simple.

Pour le coût d'investissement, la superstructure du tram aérien nécessite peu de travaux pour sa mise en place: 4m² au sol pour un pylône et 200m² pour une gare intermédiaire. Et on n'a pas besoin de déplacer toutes les canalisations souterraines sur des kilomètres. Pas besoin non plus d'ateliers volumineux et couteux pour l'entretien.

Pour la consommation: contrairement a tous les autres modes motorisé, il y a un seul moteur, commun à tous les véhicules, et ce moteur reste fixe en gare. Il en va de même pour la boite de vitesse et divers autres composants des véhicules motorisés. Il en résulte un rapport masse transportée utile sur masse totale transportée est très favorable au tram aérien. De plus, le tram aérien est en site propre intégral, et on peut se permettre de minimiser les frottements sur les pylônes.

Pour ce qui est du confort des utilisateurs, la proportion de passagers assis est de 100% jusqu'aux cabines de 8 places et dans les plus grosses cabines, on a 20 passagers assis pour 10 debout: exactement la proportion inverse du tram au sol.

Complètement insensible aux encombrements urbains et aux risque d'accidents avec d'autres usagers de la rue, le câble est globalement plus rapide que les autres modes de transport.

Pour ce qui est de la pollution, le tram aérien n'émet aucune particule, et surtout ne brasse pas les poussières laissées au sol par le trafic motorisé urbain.



Le tableau II ci-dessous résume quelques unes des caractéristiques des divers modes motorisés.

Tableau 2: comparaison modale



On y trouve une notion très à la mode aujourd'hui: l'efficacité énergétique. On la définit souvent par la consommation d'un mode de transport. Un physicien ne peut accepter cette définition: quoi de commun, pour une même voiture, entre la consommation d'une conduite sportive et la consommation d'une conduite calme? On voit donc qu'il est nécessaire de donner une définition indépendante de facteurs humains, forcément variables, et de se concentrer sur le mode de transport lui-même. Si on revient aux fondamentaux de la consommation, on y trouve deux facteurs: la masse totale en mouvement, et les frottements. Mais là encore quoi de commun entre un 4X4 avec une seule personne et une fiat 500 avec une seule personne? Le facteur de masse important à considérer est en réalité le rapport entre la masse transportée et la masse totale mise en mouvement.

Pour ce qui est des frottements, là encore la situation mérite quelques précautions. La consommation d'un véhicule électrique dépend du rendement électrique des moteurs, et de frottements de roulement. Pour un véhicule à moteur à explosion, il y a également une énergie perdue dans l'aspiration et la compression des gaz dans les cylindre. La vitesse de la voiture dépend de la vitesse de rotation du moteur et du rapport de boite de vitesse: rouler à 40km/h en 1° est plus couteux en énergie qu'en seconde. On doit prendre ce facteur en compte dans les frottements subis par une automobile en marche. C'est à partir de ces considérations que nous avons établi l'efficacité énergétique d'une automobile en trajet urbain.



Si maintenant on souhaite faire une comparaison entre une ligne de tram aérien et une ligne de tram classique de même longueur, on se reporte au tableau ci-dessous. La partie la plus chère d'un tram aérien est située dans les gares. Il est donc nécessaire de faire une comparaison sur les mêmes bases. On met en moyenne un arrêt de tram au sol tous les 600m. C'est donc cette distance que nous avons également adoptée pour le tram aérien. (Tableau III)



TABLEAU 3

Partant de ces données et des calculs de ligne aimablement fournis par la société EFCABLES, nous avons examiné ce que l'on pourrait faire autour de Grenoble avec le tram aérien pour environ le même coût qu'avec la ligne de tram sol ci-dessus. La figure présentée ci-dessous montre 5 lignes de transport par câble autour de Grenoble, et le tableau 4 donne les coûts d'investissement du tram aérien et compare ses coûts de fonctionnement avec ceux des autres modes de transport collectif.







1Le Chaînon Manquant: Le Transport par câble, Association Loi 1901
179 Serviantin, 38330-BIVIERS, Tel : 0476524672 / 0681475967 site internet: telepherix.free.fr

Transport par câble/télécabine urbaine

Fin 2011, un groupe de travail "Cap qualité de vie durable" organise une soirée de présentation sur le mode de transport par câble. Nous envoyons des invitations à toutes les instances concernées par les déplacements (METRO, SMTC, Elus de l'agglomération, etc...).
Le SMTC informé décide à la dernière minute de monter une réunion sur ce sujet. La veille de notre réunion d'information, de porter à connaissance,  une réunion se tient à le Metro. A cette occasion, le Président Baïetto annonce la mise en route d'un transport par câble vers le Vercors !
Le réuinon de "Cap qualité de vie durable" est un succès. Organisée à Meylan dans une salle comble avec des participants curieux de découvrir ce mode de transport.

Eté 2012, les décideurs locaux (une douzaine) se rendent à Bolzano pour revenir enchantés et séduits par ce mode de transport.

N'avons-nous pas en Isère, le numéro un mondial du transport par câble ? Se rendre en Italie pour découvrir le fonctionnement d'une télécabine est surréaliste !

Aujourd'hui, suite aux résultats de l'enquête "ménages déplacements" et suite aux résultats sur les  flux de déplacements, il serait urgent de réaliser 2 liaisons de transport par câble  :
 Cluses de Voreppe-Grenoble Presqu'île (en lien avec le tram) et Crolles-Grenoble ( également en lien avec le tram). Ces 2 lignes directes permettraient un désengorgement, rapide et pérenne, de l'agglomération  grenobloise.

 La diminution et la maîtrise des dépenses publiques, l'environnement et la pollution auto sont autant de facteurs en faveur du transport par câble. Economique, écologique, rapide à mettre en oeuvre...Et si ce mode de transport était une des solutions ?

Ces 2 liaisons pourraient être confiées à un opérateur privé et pourraient ainsi être réalisées rapidement...Le PDU, en cours d'élaboration évoque les déplacements tous modes confondus...le transport par câble est le parent pauvre...Ce mode de transport s'inscrit parfaitement dans le Grenelle II.

samedi 9 février 2013

Réduction de la pollution globale et changement climatique

Un article paru dans le Dauphiné Libéré, édition Grenoble, le 13 janvier 2013 a attiré mon attention.

Il s'agit des missions et des travaux  menés par les chercheurs du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement de Grenoble (LGGE). Le sujet porte sur la pollution atmosphérique.
j'ai appris que "les particules, selon leur nature, réchauffent ou refroidissent la température et que le problème du climat  à long terme, c'est le CO2".
Le LGGE a été créé en 1958 et rassemble quelques 250 chercheurs qui travaillent sur le climat passé, le climat présent et le climat futur.

Passionnant !

Paolo Laj, directeur du laboratoire, est un spécialiste de la pollution atmosphérique et de son impact.

un siteglaciologie à visiter : www.evk2.org

mardi 29 janvier 2013

Déplacements...ce qui nous attend

Les réductions de voies de cirulation, la suppression de nombreuses places de stationnement sont au menu de la politique des déplacements de l'agglomération grenobloise au profit de la ville-centre.
Ces restrictions ne supprimeront pas la pollution auto, bien au contraire. L'augmentation des bouchons, le temps perdu et le stress seront au rendez-vous.

Après l'entrée Nord-Ouest (Porte de France/Esplanade/Presqu'île) c'est l'entrée Nord-Est qui doit être modifiée.
La RN 1090 doit être réaménagée en Bd urbain (dans la portion comprise entre le carrefour de la Carronnerie et l'entrée de Grenoble, Bd Jean Pain), avec suppression d'une voie de circulation dans chaque sens...Comment se fera le report de circulation ? Grenoble a un projet de densification dans le quartier du Forum. Une zone 30 est prévue Bd Maréchal Leclerc avec supression d'une voie de circulation dans chaque sens...

Dans le rapport de la commission d'enquête du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), j'ai pu lire que le "lobby automobile" s'est mobilisé en faveur des déplacements auto... En réalité, lors de mes contributions portées aux registres d'enquête publique à la Mairie de Meylan, j'ai rencontré beaucoup d'habitants, de travailleurs et de chefs d'entreprises mobilisés pour défendre l'accessibilité et donc l'attractivité du territoire...tous ces gens n'étaient pas des concessionnaires automobiles...ils étaient représentatifs du monde du travail et non du lobby automobile.

La politique de déplacements du SMTC n'a pas tenu compte des flux de déplacements publiés dans les résultats de l'enquête ménages déplacements qui mettaient en évidence les problématiques de l'accès à l'agglomération entre la Cluse de Voreppe et Grenoble et entre le péage de Crolles et Grenoble... Ce n'est pas la ligne E de tram qui apportera une solution...bien que l'on nous dise qu'en 2014 avec la mise en service de cette ligne de tram, tout s'arrangera. Nous allons bientôt pouvoir vérifier que malheureusement rien ne s'arrangera ! Quel sera le nombre de passagers empruntant cette ligne de tram dans la portion Le Fontanil-Esplanade ? Les automobilistes arrivant de Bourgoin, Voiron, Moirans  iront-ils prendre le tram au Fontanil ??

Vous l'aurez compris, aucune solution n'est en vue pour désengorger l'agglomération et donc diminuer la pollution !
A propos de pollution auto, les bus (diesel pour la grande majorité !) sont comptés dans la pollution auto...tout comme les deux-roues motorisés sont comptabilisés "auto" dans les accidents.

Patience, patience, ce n'est pas fini...








dimanche 13 janvier 2013

DE CONTRAINTE EN CONTRAINTE...

Je reprends ce blog consacré aux déplacements et à l'aménagement du territoire de l'agglomération
grenobloise...
J'ai suspendu mes observations en 2010..Bien occupée pendant ce temps à étudier tous les grands dossiers du futur de l'agglomération...DTA, SCOT, PDU, Coeur de ville-coeur d'agglo, Presqu'île, ligne E de tram, Polarité Est ,ZAPA etc....

Après relecture de mes contributions à ce blog je m'aperçois que je ne m'étais pas trompée..la situation n'a fait qu'empirer...l'accès à l'agglomération de Grenoble est saturé.
Les bouchons créés ne permettent plus l'accessibilité qui fait l'attractivité d'un territoire.  La pollution augmente alors que les déplacements auto ont diminué...Les travailleurs passent de plus en plus de temps dans leurs déplacements quotidiens, les entreprises sont pénalisées par l'augmentation des temps de déplacements.
La politique de la contrainte, voulue et mise en place au fil des ans, se transforme en atteinte à la liberté de déplacements de ceux qui n'ont d'autre choix que celui d'utiliser leur véhicule.

Rendre infranchissables les rails de tram par la pose de trottoirs, bloquer les automobiles derrière les bus aux arrêts, et j'en passe...tout cela afin d'allonger nos temps de déplacements et rendre attractifs les transports en commun par une vitesse commerciale égale à un déplacement auto...Faisons-nous les mêmes trajets en TC ou en auto ?

La grande idée des aménageurs du territoire (SMTC, METRO, EP SCOT), afin de réduire les déplacements :
Habiter, vivre et travailler sur le même lieu...

jeudi 13 mai 2010

Commerces, entreprises, quels enjeux

Quel devenir pour les acteurs du monde économique ?
Comment pourront vivre les commerces ?
Comment éviter que les professions libérales, les entreprises se délocalisent si la ville centre n'est plus accessible en voiture ?
Pouvons-nous tous vivre sur nos lieux de travail ? Avons-nous envie que l'on nous impose nos lieux de résidence ?
Quelles réponses voulons-nous apporter à ces questions ??